VIDEO Affaire Grégory : l’un des protagonistes de l’affaire fait des aveux sur Jean-Marie Villemin

Ce lundi 13 septembre, plusieurs protagonistes de l’affaire Grégory étaient conviés sur le plateau de ça commence aujourd’hui. Parmi eux le colonel Etienne Sesmat, qui a exprimé de grands regrets pour Jean-Marie Villemin.

La vérité éclatera-t-elle un jour sur la mort du petit Grégory ? 37 ans après les faits, personne ne sait avec certitude ce qui est arrivé au fils de Jean-Marie et Christine Villemin. 16 octobre 1984 en fin d’après-midi, sa mère avait signalé sa disparition au domicile familial, situé à Lépanges-sur-Vologne. Quelques heures plus tard, vers 21h15, l’enfant de quatre ans a été retrouvé noyé en Vologne, une rivière des Vosges. Les images du petit garçon, pieds et mains liés, ont choqué l’opinion publique.

Très vite, la machine médiatique s’emballe et les premières enquêtes ont mis au jour des lettres de menaces envoyées anonymement au couple Villemin depuis plusieurs années. Dans certains d’entre eux, le petit Grégoire était même directement menacé. Mais alors que plusieurs membres de la famille Villemin ont été suspectés, aucun tueur n’a pour l’instant été identifié. Cela n’empêche pas les investigations de se poursuivre. Ce lundi 13 septembre, Faustine Bollaert a également reçu plusieurs protagonistes de l’affaire sur le plateau de ça commence aujourd’hui.

Etienne Sesmat s’excuse auprès de Jean-Marie Villemin

Parmi les invités de Faustine Bollaert figurait le colonel Etienne Sesmat, auteur du livre Les deux affaires Grégory. A l’époque co-directeur de l’enquête sur la disparition de Grégory Villemin, il connaît l’affaire mieux que quiconque. Mais le policier a un grand regret. « je suis désolé de ne pas avoir suffisamment écouté Jean-Marie. Je regrette de n’avoir pas dépassé cela, de n’avoir pas dépassé cette prudence que je me sentais obligé d’avoir pour mesurer dans quel état de détresse il était. Parce qu’il essayait de s’accrocher un peu à tout le monde. Il était en froid avec sa famille, il était vraiment seul. Et je regrette de ne pas avoir été assez proche de lui », a-t-il révélé avec beaucoup d’émotion sur l’antenne de France 2.

A ses yeux, il y aura certainement eu un avant et un après l’Affaire Grégory. « Ce fut une révolution pour la gendarmerie. C’était l’année 1 d’une nouvelle approche judiciaire. C’est à partir de ce moment que nous avons créé de nouvelles entités et développé de nouvelles techniques.», a-t-il expliqué. Des techniques plus appropriées qu’il aurait tant aimé pouvoir utiliser dans ce cas…