une guerre d’héritage est déclarée, Stella est sous protection…

Le cinéma français en deuil

Le 6 septembre, alors qu’il avait 88 ans, Jean-Paul Belmondo a rendu son dernier souffle. Il rejoint les stars du cinéma, lui qui était un représentant de la nouvelle vague française. Son ami Alain Delon, l’une des dernières stars de ce cinéma, a pu le voir quelques jours avant qu’il ne quitte ce monde. Il a annoncé qu’il était dévasté par la mort de celui qu’il connaît depuis des décennies. Mais après la tristesse, la réalité frappe. Et cette réalité est économique.

On espère que cette affaire ne suivra pas les traces de celle de Johnny Hallyday, qui fait encore régulièrement la Une de la presse. Nous savons que dès qu’un héritage concerne une grande fortune, des problèmes peuvent survenir. Et certaines rumeurs font état de tensions au sein du clan Belmondo puisque Stella, sa cadette, serait protégée par son père. Aussi avantageux ? Pour rappel, il n’est pas possible en France de déshériter un enfant.

Maïs il est possible de favoriser l’un au détriment des autres avec ce qu’on appelle le quota disponible. Les enfants ont une part égale de l’héritage, mais l’un d’eux peut recevoir en plus la part disponible. De plus, il est également possible de créer une assurance-vie pour l’un de ses enfants qui se retrouve alors avantagé.

L’héritage de Jean-Paul Belmondo

Grâce à sa brillante carrière et à un sens aigu des affaires, Jean-Paul Belmondo a laissé derrière lui une grande fortune. Le Magnifique n’était pas seulement acteur, il était aussi metteur en scène et producteur de théâtre. Un triple cap qui lui a permis de récolter de grosses sommes d’argent. Jean-Paul Belmondo était si bien connu et souhaitait pouvoir négocier ses salaires d’acteur en conséquence. Pour le film Un homme seul et son chien, produit en 2008 par Francis Huster, il aurait touché 450 000 euros. Le tournage ayant duré neuf semaines, cela correspond à 10 000 euros par semaine. Mais ce n’est pas tout. Il négocie aussi bien son contrat puisqu’il a perçu 9% des recettes du film, en plus de son salaire. On peut donc rajouter plus de 144 000 euros.

Mais ce n’est pas tout. Jean-Paul Belmondo a investi dans la pierre. Il possédait en effet plusieurs propriétés, et nous ne parlons pas de petits studios. Il avait acquis un hôtel particulier à Saint-Germain-des-Prés, comme l’indique Oh My Mag. A noter que dans cet arrondissement parisien, le métro carré coûte entre 10 000 et 26 000 euros.

L’acteur n’était cependant pas particulièrement économe. Il aimait s’amuser. Tout au long de sa carrière, il prendra plaisir à s’offrir de beaux cadeaux : montres de luxe, bijoux de joailliers de renom, vêtements haute couture.. En 2013, une de ses montres a été mise aux enchères. Il s’agissait d’une Rolex estimée entre 50 000 et 10 000 euros. Il sera finalement vendu pour 165 000 euros. Il faut payer le prix pour posséder une montre touchée et portée par ce monument français.

La sortie d’un livre sur l’acteur fait polémique

Deux semaines après sa disparition, le livre sort Jean Paul. Mon homme de Rio. Il est écrit par Carlos Sotto Mayor, le compagnon de l’humoriste dans les années 1980. Mais cette sortie est mal vue par la famille de Belmondo, comme l’indique l’avocat (et ami) de l’acteur au Parisien.  » Toute la famille Belmondo est choquée par l’attitude de Madame Sotto Mayor. Elle est choquée par la parution de ce livre quelques jours seulement après la mort de Jean-Paul Belmondo. C’est indécent. Aucun de ses compagnons n’a jamais cédé au public sa vie intime avec lui« .

Outre la sortie de ce livre, c’est l’attitude de Carlos Sotto Mayor envers Jean-Paul Belmondo ces dernières années que la famille critique.  » J’ai toujours été très proche de Jean-Paul et je connais donc la vérité. Elle voulait le garder pour elle, le tenir éloigné de ses proches, de sa famille… Elle lui a fait prendre plein de photos et de vidéos durant l’été 2020« .