Sirima, son amie et chanteuse, assassinée avec un couteau de cuisine

Si les fans de Jean-Jacques Goldman ont encore un grand nombre de ses titres en tête, un tube en particulier cache une triste histoire. En 1987, l’auteur-compositeur et interprète des offres en effet au public de découvrir sa chanson intitulée Le bas. Un titre interprété en duo avec une jeune femme nommée Sirima. Celui-ci sera malheureusement assassiné quelques mois plus tard. Objeko Revenons donc pour vous sur cette terrible histoire d’une victime de violences conjugales.

Jean-Jacques Goldman : « Son nom était Sirima « 

Un documentaire poignant

Il y a quelques jours, France Télévisions diffusait un documentaire retraçant la vie de ce jeune franco-sri-lankais dont le destin va vraiment changer entre 1987 et 1989. A cette époque, la jeune femme chante dans le métro parisien à la gare Châtelet-les-Halles. Philippe Delettre, célèbre saxophoniste, se rend vite compte de son talent et lui présente son ami Jean-Jacques Goldman. Lui aussi bien conscient qu’il vient de rencontrer une véritable perle rare, il lui propose alors d’enregistrer un duo. Une collaboration qui verra naître le titre Le bas, un véritable hit du répertoire de la chanteuse.

Pourtant, trois semaines seulement après la sortie de l’album, le nouveau protégé de Jean-Jacques Goldman est sauvagement assassiné par son compagnon. Une terrible histoire sur laquelle les producteurs et le réalisateur de ce documentaire ont voulu revenir dans ce film qui est apparu sur les écrans de France 3 le 11 août. Interviewée par le magazine Ici Paris, Bénédicte Lesage, productrice de agrafe Le bas, se se souvient aussi de cet événement tragique. Elle dresse en effet un portrait assez dur de la vie de la jeune femme. Sirima. Même si la chanteuse s’est montrée particulièrement très discrète, son quotidien ressemblait en effet à un véritable calvaire au point d’avoir perdu la vie à 25 ans.

Une rencontre qui va tout changer

Avant de rejoindre Jean-Jacques Goldman en studio, Sirima se produit dans le métro, mais aussi dans les restaurants asiatiques. Des performances au cours desquelles elle rencontrera un musicien d’origine laotienne dont elle tombera follement amoureuse. Cependant, cette romance va vite virer au cauchemar comme le rapporte Ici Paris. « C’était une relation de deux souffrances, entre elle et son compagnon, le père de son fils. Elle n’a jamais parlé de violence physique, mais c’était dans la dureté puisqu’il avait une double vie. Il avait une femme et des enfants. Je ne sais pas s’il était divorcé ou non. Je ne pense pas qu’ils aient vécu ensemble à temps plein. Pour moi c’était une relation comme ça de l’extérieur, mais qui semblait assez toxique ».

Évidemment, Sirima était donc au cœur de nombreuses difficultés. Cependant, sa rencontre avec Jean-Jacques Goldman lui permettra de sortir de l’anonymat et de devenir très vite une véritable star reconnue pour son visage angélique et sa voix de cristal. Le titre Le bas a été un énorme succès même si la jeune femme n’aura pas le temps d’en profiter. Alors que l’album venait de sortir quelques semaines plus tôt, elle a en fait été assassinée par son compagnon dans la nuit du 6 au 7 décembre 1989. Des circonstances terribles dans lesquelles Objeko revient aujourd’hui pour vous.

Un homme agressif et jaloux

Alors que la célébrité frappe à sa porte grâce à ce tube de Jean-Jacques Goldman, Sirima trouver enfin le courage de quitter celle qui la maltraite depuis trop longtemps. Convaincu que sa femme veut s’enfuir avec un autre homme, Kahatra Sasorith la poignarde sauvagement avec un couteau de cuisine. Il cible le cœur et tue instantanément la mère de la petite Kym âge un an au moment des faits. Un homicide involontaire qui lui prendra plus de neuf ans de prison avant d’être expulsé du territoire français en 1996. L’ancien compagnon de Sirima avait évoqué la jalousie et l’amour lors de son procès.

Dès la mort de Sirima, de nombreux hommages lui sont rendus. Victime symbolique des violences conjugales et de la folie, la jeune femme devient alors la bannière d’une cause qui nécessite malheureusement encore de nombreux combats. Une disparition qui a bien sûr aussi profondément troublé Jean-Jacques Goldman. Le chanteur sera totalement dévasté par ce deuil qui le meurtrit. Une histoire terrible qui laisse derrière elle un enfant orphelin et l’une des plus belles chansons du répertoire français. Le titre Le bas est en effet souvent considérée comme l’une des plus belles créations de Jean-Jacques Goldman, réalisée en duo avec une jeune femme qui avait alors toute la vie devant elle. Un titre aux paroles évocatrices qui se termine par « La vie ne m’a pas laissé le choix ».