En Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset a les cartes en main

La prime à la sortie a joué pleinement son rôle en Nouvelle-Aquitaine. En tête avec 28,74 %, le président sortant Alain Rousset a déclaré  » soulagement «  avoir, par là « Score honorable, ralliement », ont fait mentir les sondages qui lui donnaient au coude à coude, même devant Edwige Diaz. La candidate du Rassemblement national n’obtient finalement que 18,19% des voix, et elle a appelé à  » surprendre  » électeurs de Marine Le Pen, ainsi que « Votre utile » de la droite.

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La liste PS-PC devrait avoir les coudées franches au second tour, où cinq candidats sont en mesure de tenir le coup et quatre ont déjà manifesté leur intention de le faire. Geneviève Darrieussecq incarne les difficultés de la majorité présidentielle à s’imposer, même dans ce sol de droite modérée du Sud-Ouest, privé de leadership depuis le départ à la retraite d’Alain Juppé. En troisième position (13,64 %), le ministre (MoDem) délégué aux anciens combattants a reçu un refus catégorique de Nicolas Florian (Les Républicains) de fusionner leurs listes. L’ancien maire de Bordeaux (12,49 %) négocie pour sa part une alliance avec Eddie Puyjalon (Mouvement de la ruralité), qui a obtenu 7,32 %.

Un accord Verts-PS ?

Il faudrait un séisme pour empêcher Alain Rousset d’aligner un cinquième mandat, un second à la tête de la grande région. Le seul suspense réside dans l’accord en discussion entre les socialistes et les écologistes. Ils gouvernent certes ensemble depuis six ans, lançant des programmes ambitieux, dont Néo Terra, feuille de route pour la transition écologique. La tête de liste EELV, Nicolas Thierry, vice-président à l’environnement lors de la précédente législature, a milité pour une application la plus volontariste possible.

Mais les Verts et le PS s’entre-déchirent sur certains projets emblématiques : la LGV Bordeaux-Toulouse, l’autoroute Poitiers-Limoges et les bassins, ces réservoirs d’eau puisant dans les nappes phréatiques du marais poitevin pour les besoins d’irrigation de certains agriculteurs. . Les écologistes souhaitent conditionner les aides publiques à leur engagement à réduire l’usage des pesticides et à se tourner vers l’agroécologie. Aucun accord n’avait été trouvé ce lundi matin.  » Tous les scénarios sont sur la table », disons-nous du côté de l’environnement.

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