en Centre-Val de Loire, la gauche en position favorable, une déception pour LREM

Président de la région Centre-Val de Loire pendant quatorze ans, François Bonneau a basculé en tête à l’issue du premier tour des élections régionales, dimanche 20 juin au soir. Le bénéfice de la célèbre « Bonus de sortie », ses adversaires glissent à l’unisson. Mais une surprise, puisque les derniers sondages annonçaient une large première place pour le candidat du RN, Aleksandar Nikolic.

Selon les estimations d’Ipsos-Sopra Steria, le socialiste François Bonneau obtiendrait 25,5% des voix, devant la liste du parti de Marine Le Pen, créditée de 22%. Suivent Nicolas Forissier (LR, 18,4%), Marc Fesneau (LREM-UDI, 16,3%) et Charles Fournier (EELV, 10,9%).

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Coup dur pour la majorité présidentielle

Avec quatre listes représentant chacune entre 16% et 25% des voix, les négociations pour le second tour ont commencé avant même l’annonce des résultats définitifs. Les proches et colistier de François Bonneau réitèrent sa volonté de fusionner au plus vite avec les écologistes, ses partenaires dans l’assemblée sortante. Une rencontre entre les deux équipes est prévue le soir même du premier tour, dont la conclusion serait rendue publique dans la matinée du 21 juin. Une fusion est clairement attendue.

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Marc Fesneau devra aussi décider rapidement du sort de sa liste. Pour le ministre des Relations avec le Parlement, l’élection est un revers majeur. Un temps considéré comme la meilleure chance de victoire régionale pour la majorité présidentielle, le numéro 2 du MoDem n’obtiendrait que la quatrième place, avec 16,3 %. Il finirait ainsi derrière Nicolas Forissier (LR, 18,4%), qu’il espérait dépasser pour lui imposer une alliance sous son nom.

Déception pour la candidate RN

Arrivée en tête, la liste LR n’a plus aucune raison de se ranger derrière Marc Fesneau. La question des prochains jours sera plutôt de savoir si le ministre restera ou non dans cette élection. Dimanche soir, le délégué général de LREM, Stanislas Guérini, a indiqué que son parti  » prendra [ses] responsabilités «  dans les régions « Là où il y a un risque avéré qu’une région soit gouvernée par l’extrême droite ».

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Pas sûr cependant qu’Aleksandar Nikolic constitue finalement un « Risque avéré ». Comme dans beaucoup d’autres régions, le chiffre en hausse de l’extrême droite est loin de son score prédit par les sondages (28%). Avec 22%, le RN fait encore moins bien qu’en 2015, où le parti avait obtenu 30% aux deux tours.