Jeu de la St Valentin 2015

Lettre n°9

Cher bel ami,
Tu es bien loin de moi pour fêter la Saint Valentin 1015 !
De ma tour je me languis, je ne suis plus que l’ombre de moi-même.
Il est dit que lorsque l’on est  amoureux, mâle ou femelle,
amour et  l’eau fraîche suffisent pour vivre.
A deux oui, c’est possible, se mangeant de baisers, de caresses et de mots doux.
Étant seule,  ne pensant qu’à toi, je me ronge et  cette flamme d’amour me brule, me consume,
me dévore, me dévaste depuis que ces représailles coercitives ont été prises contre nous,
et qu’il nous est interdit de nous retrouver. Qu’allons-nous devenir !
Dans ma prison, il me semble parfois entendre ta voiture tirée par des chevaux galopants,
et par tous les saints que j’implore je crie mon affection pour toi, mon désir de te revoir.
Je meurs d’amour pour toi et c’est à genoux et en transe que je me roule en criant ton nom !
Ah ! Mon preux Chevalier, je suis à jamais ta Cunégonde !
Il te faut venir me rechercher au plus vite..
Dans les escaliers de pierre montant à la tour du donjon, un  vacarme épouvantable se fait entendre
j’ai la peur de ma vie de ne revoir cet enrubanné m’apportant, croyant me faire plaisir des cacahuètes, dans des valoches pleines de piment-oiseau venant du pays Thaï !
Je sais bien qu’ils poussent à Espelette.. Ce n’est qu’un imposteur.
Me croit-il si bête ? Ce n’est qu’un dragon de feu !
Il pouvait m’a-t-il dit  m’offrir des sensations fortes, mais je me doute bien que c’est son propre oiseau qu’il veut faire jouir et  lorsque le serin serait satisfait, après avoir volé de branches en branches, picoré de ci de là  il repartirait ! Je ne veux  pas lui ouvrir ma cage..
D’ailleurs je t’en ai donné la clef  cher Chevalier.. Souviens t’en !
Cet enrubanné vient pleurer sous ma fenêtre me disant que je le fais mourir à petit feu,
il se plaint de toutes les maladies de la terre et clame que j’en suis  cause,  cet  hypocondriaque. !
C’est avec toi que je souhaite avoir cette  épectase, afin de ne plus souffrir de notre séparation.
La mort… en serait la cause. Je ne cache pas qu’une petite mort et même plusieurs à la suite
serait plus agréable quand même, car nous pourrions recommencer de nous aimer encore et encore !
Je pense  constamment à nos folies, nous étions fous et comme c’était doux, de se retrouver à la méridienne, tu me menaçais avec ton révolver à eau chaude !
Que nous en avons pris du bon temps, sous le kiosque comme les amoureux que Peynet
a dessinés si joliment…ce  beaucoup plus tard!
D’autres fois, nous ressemblions à des Saltimbanques allant manger chez Eugène de la soupe chaude et des «  Frankfort » sur lesquelles tu mettais de la moutarde..
Et nous riions en faisant des comparaisons… oiseuses !
Toujours je me souviendrai de ces moments merveilleux où l’amour nous transportait
c'était merveilleux de si bien se compléter,  nous étions  vraiment fait de la même pointure!
Atchoum… je crois avoir pris froid étant loin de tes bras !
J’espère que comme moi tu es en manque de cet amour gratuit et généreux.
Ainsi nous souffrons chacun de notre côté… Et ça, ça me plait..de te savoir en transe dans ton lit le soir  Et je t’imagine…
Notre amour est unique et de te savoir dans d’autres bras me conduirait à l’impensable et irréparable !
Ta Cunégonde

Jeanne (Le blog de M'amzelle Jeanne)

 

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